Université

Après les premiers résultats de Parcoursup, la panique prend le dessus sur les élèves sans réponse. Pour faire face, certains optent pour “le plan B”, le choix sûr qui leur assure une place dans le supérieur. Oui, mais à quel prix?

Depuis début juin, les élèves de Terminale reçoivent leurs réponses pour les vœux formulés sur Parcoursup, la plateforme d’orientation pour les études supérieures.
Comme chaque année, les étudiants font face à des refus et des listes d’attentes interminables sans justification. Pourtant, beaucoup pensent que c’est tout leur futur qui est en jeu et moralement, ça les impacte.
 
Pour Inès, qui a été refusée en licence de droit à Nanterre, c’est la douche froide. Elle explique: “Quand j’ai vu la réponse, tout s’est écroulé… j’ai remis en question tout mon plan d’études car la seule autre option que j’avais c’était une licence en géographie.
Est-ce que je la prends et retente le droit plus tard? Est-ce que le droit est vraiment pour moi finalement? C’est très dur de savoir ce qu’on veut à 17 ans.” Et elle a raison.
 
Qui a 17 ans est persuadé de savoir à 100% où il sera dans dix ans? Il y a toujours ce petit point d’interrogation dans le futur car toutes nos expériences influencent incontestablement la courbe de notre avenir.
 
Prenons mon exemple. Jusqu’à mes 15 ans, j’étais persuadée que j’allais être journaliste au sein d’une grande rédaction comme Loïs Lane. Après avoir passé les concours pour Sciences Po, je me rends compte que finalement ma véritable passion c’est l’histoire. Ça y est, je me vois historienne, enseignante-chercheuse, docteure… la totale. Dans cette logique, j’entame des études en adéquation avec ce nouveau plan. Puis arrive le Master, ma première vraie thèse, les recherches, la soutenance, bref – je me rends compte que ce n’est pas pour moi. Le côté enseignante, pourquoi pas. Le côté chercheuse? Un peu moins. Je finis tout de même mon Master, péniblement car ça ne plaît pas.
 
Puis soudain, grosse remise en question. Est-ce que, finalement, ma vocation serait le journalisme comme je le pense depuis petite? J’entame mon master de journalisme.
Rebelotte. J’aime ce que je fais, mais pas assez pour en faire une carrière épanouissante.
 
*ellipse de quelques mois*
 
Je finis par travailler en communication et relations publiques dans une entreprise avec beaucoup d’enthousiasme car je fais quotidiennement ce que j’aime: créer, lire, écrire, éduquer. Un peu comme du journalisme, un peu comme de l’enseignement, un peu comme de la recherche. J’ai trouvé ce que je voulais faire… à 22 ans.
 
Donc non, tout le monde ne sait pas ce qu’il veut faire dès le lycée. Et c’est normal.
 
L’essentiel c’est de se donner les moyens de toujours avancer, recommencer, réessayer. Il n’y a pas d’erreur de parcours, toute expérience nous fait grandir.
 
Croyez en vous, vous êtes votre seule limite.